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  ARM Give a man a fire and he's warm for a day, but set fire to him and he's warm for the rest of his life (Terry Pratchett, Jingo)

Élections 2024 : qui combat encore l’extrême droite en Flandre ?

([Politique] 2023-09-01 (Het Nieuwsblad))


Le Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD), a désigné son opposant : en 2024, il veut affronter en duel Bart De Wever (N-VA), qu’il considère comme un « prophète de malheur qui cherche à bloquer le pays ». Plus un mot sur les extrêmes — comme si certains responsables avaient abandonné le combat.

On en a eu une illustration cruelle lors du débat sur la crise de l’accueil qui a eu lieu [1]dans l’émission De zevende dag . Tom Van Grieken (Vlaams Belang) y a eu le champ libre pour plaider en faveur de la fermeture des frontières. Pourtant, absolument aucun autre parti n’y est favorable. Mais ils n’ont absolument pas cherché à le faire savoir. À croire que tout le monde se crispe dès que le Vlaams Belang prend la parole, craignant de contrarier « la base », comme si la Flandre ne comptait pas d’électeurs susceptibles d’être convaincus par un point de vue différent.

Les partis traditionnels préfèrent plutôt se distinguer les uns des autres. Des différences minimes sont ainsi montées en épingle pour tenter de grappiller les derniers points de pourcentage. En ce qui concerne l’asile et l’accueil, les choses sont pourtant simples, puisque ces partis partagent en grande partie les mêmes idées. Les réfugiés méritent d’être protégés. Il faut des structures pour éviter qu’ils ne se retrouvent à la rue. Et l’accueil de ces personnes doit être mieux réparti à l’échelle de l’Europe. Il s’agit bien d’une vision radicalement différente de celle du Vlaams Belang, qui veut empêcher les réfugiés d’entrer dans le pays.

[2]La N-VA face à ses propres pièges : la stratégie précaire de Bart De Wever

Voilà peut-être la raison qui explique le dégoût exprimé à l’égard de la politique. Les électeurs se fichent bien de savoir si c’est Alexander De Croo qui attaque Bart De Wever ou l’inverse. Peu leur importe que Sammy Mahdi (CD&V) fasse réagir Nadia Naji (Groen) alors que tous deux laissent pourrir le même problème. Dans son coin, Tom Van Grieken se frotte les mains : il peut tranquillement se plaindre des querelles entre les partis de gouvernement sans même avoir à apporter de réponse sur le fond. Quelques roulements des yeux puérils laissent entendre que cela ne vaut pas la peine de débattre avec lui — alors que c’est plus nécessaire que jamais.

Tom Van Grieken devient peu à peu Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Même le Premier ministre préfère déclarer la guerre à un parti dont le programme économique est semblable au sien, comme la N-VA, plutôt que de livrer bataille à un parti dont la cote s’établit à 23 % dans les sondages. Les partis traditionnels font comme si ces 23 % étaient déjà acquis. Ils entrent en guerre, mais oublient qui est leur ennemi.

]

Un an avant des élections qui s’annoncent cruciales pour l’avenir du pays, [3]les présidents de partis flamands se sont dévoilés dans une série d’interviews inédites pour DaarDaar . Retrouvez la bande-annonce:



[1] https://www.vrt.be/vrtmax/a-z/de-zevende-dag/2023/de-zevende-dag-d20230903/

[2] https://daardaar.be/rubriques/politique/la-n-va-face-a-ses-propres-pieges-la-strategie-precaire-de-bart-de-wever/

[3] https://daardaar.be/rubriques/politique/les-presidents-des-partis-flamands-se-devoilent-dans-une-serie-video-made-in-daardaar/




Strange memories on this nervous night in Las Vegas. Five years later?
Six? It seems like a lifetime, or at least a Main Era -- the kind of peak that
never comes again. San Fransisco in the middle sixties was a very special time
and place to be a part of. Maybe it meant something. Maybe not, in the long
run... There was madness in any direction, at any hour. If not across the
Bay, then up the Golden Gate or down 101 to Los Altos or La Honda... You could
strike sparks anywhere. There was a fantastic universal sense that whatever we
were doing was right, that we were winning...
And that, I think, was the handle -- that sense of inevitable victory
over the forces of Old and Evil. Not in any mean or military sense; we didn't
need that. Our energy would simply prevail. There was no point in fighting
-- on our side or theirs. We had all the momentum; we were riding the crest
of a high and beautiful wave. So now, less than five years later, you can go
up on a steep hill in Las Vegas and look West, and with the right kind of eyes
you can almost ___see the high-water mark -- that place where the wave
finally broke and rolled back.
-- Hunter S. Thompson