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  ARM Give a man a fire and he's warm for a day, but set fire to him and he's warm for the rest of his life (Terry Pratchett, Jingo)

Ces patrons flamands qui recrutent en Inde et au Mexique plutôt qu’en Wallonie

([Economie, Opinions] 2023-08-01 (Het Nieuwsblad))


C’est sur l’Inde et le Mexique que les entrepreneurs de Flandre-Occidentale ont jeté leur dévolu afin de pourvoir leurs postes vacants. Une démarche qui illustre parfaitement la pénurie de main-d’œuvre qui sévit actuellement et jette une lumière crue sur les problèmes que connaît le marché du travail en Belgique. Les patrons estiment donc qu’il n’est pas possible de faire appel aux 140 000 inactifs de la région, et encore moins de trouver chaussure à leur pied de l’autre côté de la frontière linguistique.

Comment a-t-on bien pu en arriver là ? Dans le Hainaut, tous les indicateurs — inactivité, chômage, etc. — sont au rouge, mais personne ne parvient pour autant à réaffecter les personnes concernées en Flandre-Occidentale. Seuls 6 800 Wallons osent faire la « grande traversée », tandis que 13 500 frontaliers passent chaque jour la frontière française pour le travail. On peut donc écarter d’emblée l’argument selon lequel le problème tiendrait exclusivement à la Flandre-Occidentale.

Cette situation ne doit jamais être considérée comme normale. Tous les grands serments politiques promettant un taux d’activité de 80 % en Belgique peuvent être enterrés tant que les entreprises devront aller à l’autre bout du monde pour trouver de la main-d’œuvre. S’il ne s’agissait que de chimistes ou d’ingénieurs spécialisés… Mais non : selon le réseau d’entreprises flamand Voka, la Flandre-Occidentale a besoin de travailleurs « hautement, moyennement et peu qualifiés ». N’y en a-t-il donc pas dans les régions de Tournai et de Mons ?

Car l’offre, elle, est bien là. Le Voka estime en effet qu’il faudra, d’ici la fin de la décennie, quelque 50 000 travailleurs supplémentaires pour pourvoir tous les postes. Même si ce choix est contesté, l’organisme espère trouver une partie de ces effectifs grâce à l’immigration économique — en tablant manifestement sur le fait que ce sera plus facile que d’employer des Wallons.

Pour les politiques appliquées actuellement, l’échec est cuisant. Nous avons fait les calculs : New Delhi se trouve à 6 488 kilomètres de Courtrai, Mexico à 9 176 kilomètres et Mons à 63 kilomètres. Même sans être spécialiste du placement, le premier choix semble évident. Mais la Wallonie préfère s’abstenir de faire la grande traversée. Elle continue de croire dans les mêmes politiques, qui n’ont pourtant pas fait avancer les choses d’un iota ces dernières décennies. Quant à la Flandre, elle préfère aller voir ailleurs.



The justifications for drug testing are part of the presently fashionable
debate concerning restoring America's "competitiveness." Drugs, it has been
revealed, are responsible for rampant absenteeism, reduced output, and poor
quality work. But is drug testing in fact rationally related to the
resurrection of competitiveness? Will charging the atmosphere of the
workplace with the fear of excretory betrayal honestly spur productivity?
Much noise has been made about rehabilitating the worker using drugs, but
to date the vast majority of programs end with the simple firing or the not
hiring of the abuser. This practice may exacerbate, not alleviate, the
nation's productivity problem. If economic rehabilitation is the ultimate
goal of drug testing, then criteria abandoning the rehabilitation of the
drug-using worker is the purest of hypocrisy and the worst of rationalization.
-- The concluding paragraph of "Constitutional Law: The
Fourth Amendment and Drug Testing in the Workplace,"
Tim Moore, Harvard Journal of Law & Public Policy, vol.
10, No. 3 (Summer 1987), pp. 762-768.