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  ARM Give a man a fire and he's warm for a day, but set fire to him and he's warm for the rest of his life (Terry Pratchett, Jingo)

La polarisation gagne du terrain dans les médias flamands

([Culture et Médias] 2022-06-01 (De Morgen))


Il ressort du Digital News Report, une étude publiée chaque année, que la confiance envers les médias flamands reste élevée. Il n’en demeure pas moins que la polarisation guette. « Nous assistons à des pratiques qui sortent tout droit du livre de recettes de populistes tels que Trump et consorts . »

La crise sanitaire a dopé la confiance dans les médias flamands. « Il s’agit à présent de poursuivre sur cette lancée » : tel était le message l’an dernier lors de la présentation du Digital News Report, une étude qui dresse annuellement un état des lieux des médias dans 48 pays. Et il semblerait que le vent ait tourné : la confiance du consommateur d’actualité dans l’ensemble des médias flamands tend à diminuer, selon Ike Picone, professeur en études médiatiques et journalistiques (VUB), et son équipe.

« En comparaison avec l’étranger, les médias flamands s’en sortent plutôt bien », nuance Ike Picone. La confiance reste plus élevée qu’avant la pandémie, comme en témoignent les 57% des usagers flamands qui disent faire globalement confiance aux informations d’actualité. Mais à y regarder de plus près, on remarque qu’une fracture s’opère au sein du paysage médiatique flamand. Alors que la confiance est relativement élevée à l’échelle internationale, la méfiance gagne du terrain.

[1]Journalisme: un correspondant flamand aux Etats-Unis sonne l’alerte

Cette tendance à la méfiance s’observe surtout chez les usagers de droite et à faibles revenus. « VRT Nieuws illustre à merveille cette polarisation croissante », précise le professeur. « Avec un score de 77%, il s’agit du média qui bénéficie du plus haut degré de confiance en Flandre. Mais de l’autre côté, 19% d’usagers de droite déclarent se méfier de l’offre d’informations du radiodiffuseur public. »

La Belgique n’a pas encore atteint les extrêmes des États-Unis, où la polarisation a entraîné une crise de confiance envers les médias. « La vigilance est tout de même de mise », avertit Ike Picone. « Le danger est de voir certains groupes se détourner des médias traditionnels. Lorsqu’un parti comme le Vlaams Belang surfe sur cette la vague de scepticisme en lançant sa propre application d’information, la situation peut prendre de l’ampleur. Ces pratiques sortent tout droit du livre de recettes de populistes tels que Trump et consorts . »

« Médiasceptiques »



Dans les quatre coins du monde, les « médiasceptiques » se multiplient. À peu près quatre personnes interrogées sur dix (38%) font souvent ou parfois l’impasse sur les actualités. En 2017, cette proportion était de 29%. Avec 31%, la Flandre s’en sort légèrement mieux que la moyenne, mais les médiasceptiques y ont malgré tout augmenté de 10% par rapport à 2017.

[2]La fusion des médias appauvrit l’offre journalistique en Flandre

Les personnes interrogées dénoncent la surcouverture médiatique de certains sujets d’actualité. Pour l’année écoulée, l’actualité politique et la crise sanitaire sont clairement pointées du doigt. Les jeunes médiasceptiques – âgés de 35 ans ou moins – affirment en outre que le négativisme qui règne dans les médias les déprime. C’est d’ailleurs principalement pour cette raison qu’ils se détournent des acteurs traditionnels.

Selon Ike Picone, il ne sera pas facile de renverser la vapeur. Les jeunes consommateurs d’informations demandent à présent à « leurs » sources d’information de prendre position sur des questions importantes, telles que le réchauffement climatique. Reste qu’en agissant de la sorte, les médias risquent tout bonnement de perdre des audiences à l’autre bout du spectre.



[1] https://daardaar.be/rubriques/societe/journalisme-le-correspondant-flamand-aux-etats-unis-sonne-lalerte/

[2] https://daardaar.be/rubriques/culture-et-medias/la-fusion-des-medias-appauvrit-loffre-journalistique-en-flandre/



So Richard and I decided to try to catch [the small shark].
With a great deal of strategy and effort and shouting, we managed to
maneuver the shark, over the course of about a half-hour, to a sort of
corner of the lagoon, so that it had no way to escape other than to
flop up onto the land and evolve. Richard and I were inching toward
it, sort of crouched over, when all of a sudden it turned around and --
I can still remember the sensation I felt at that moment, primarily in
the armpit area -- headed right straight toward us.
Many people would have panicked at this point. But Richard and
I were not "many people." We were experienced waders, and we kept our
heads. We did exactly what the textbook says you should do when you're
unarmed and a shark that is nearly two feet long turns on you in water
up to your lower calves: We sprinted I would say 600 yards in the
opposite direction, using a sprinting style such that the bottoms of
our feet never once went below the surface of the water. We ran all
the way to the far shore, and if we had been in a Warner Brothers
cartoon we would have run right INTO the beach, and you would have seen
these two mounds of sand racing across the island until they bonked
into trees and coconuts fell onto their heads.
-- Dave Barry, "The Wonders of Sharks on TV"