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  ARM Give a man a fire and he's warm for a day, but set fire to him and he's warm for the rest of his life (Terry Pratchett, Jingo)

Durcir le parcours de réussite des étudiants : une fausse bonne solution ?

([Société] 2022-06-01 (La Premiere RTBF))


Un important changement s’annonce dans l’enseignement supérieur flamand : le gouvernement de Jan Jambon vient en effet de donner son feu vert à un durcissement du parcours de réussite des étudiants.

Dès la rentrée académique de 2023, les étudiants devront obligatoirement avoir réussi tous les cours de première année en maximum deux ans, sans quoi ils ne pourront pas passer en 3e année dans la même discipline. Fini donc de progresser tout en trimbalant plusieurs années l’une ou l’autre matière dans laquelle l’étudiant a échoué.

La mesure du gouvernement flamand a été baptisée le « knip » et comme son nom l’indique, elle vise à couper court aux parcours d’étudiants qui durent trop longtemps.

Les raisons de cette mesure



Le ministre flamand de l’Enseignement Ben Weyts part du constat selon lequel seul un étudiant sur trois termine actuellement son bachelier en l’espace de trois ans.

Problème : les études de longue durée coûtent cher à la société. D’après les calculs d’un expert de la KU Leuven, la Flandre investit chaque année environ 7.500 euros par étudiant. Les parents déboursent, eux, entre 9.000 et 14.000 euros. Pour les unifs aussi les étudiants à la traîne coûtent cher, puisqu’une hausse des échecs suscite une baisse des financements. Et puis, globalement, passer trop de temps dans les auditoires signifie aussi être moins rapidement disponible sur le marché de l’emploi. Et c’est donc pour remédier à tous ces désavantages que la mesure a été prise.

[1]Pénurie d’enseignants: pauvre petite Flandre riche

Les étudiants très mécontents



De nombreux étudiants ont pris la parole dans les médias pour exprimer leur mécontentement. Ils estiment que cette mesure est particulièrement démotivante, et qu’elle engendrera surtout un stresse supplémentaire qui n’aidera pas à la réussite.

Le président de l’union des étudiants flamands dit comprendre l’objectif du gouvernement, mais selon lui, le moyen d’y parvenir n’est pas le bon. Julien De Wit rappelle que cette nouvelle politique va principalement concerner une génération qui souffre déjà d’une importante pénurie d’instituteurs en secondaires, et qui sera donc moins bien préparée à l’enseignement supérieur.

Découvrez la suite de la chronique de Joyce Azar sur le site Auvio de la RTBF :



[1] https://daardaar.be/rubriques/politique/penurie-denseignants-pauvre-petite-flandre-riche/



"I turn on my television set. I see a young lady who goes under the guise
of being a Christian, known all over the nation, dressed in skin-tight
leather pants, shaking and wiggling her hips to the beat and rhythm of the
music as the strobe lights beat their patterns across the stage and the
band plays the contemporary rock sound which cannot be differentiated from
songs by the Grateful Dead, the Beatles, or anyone else. And you may try
to tell me this is of God and that it is leading people to Christ, but I
know better.
-- Jimmy Swaggart, hypocritical sexual pervert and TV preacher, self-described
pornography addict, "Two points of view: 'Christian' rock and roll.",
The Evangelist, 17(8): 49-50.